Les articles de notre foi (Saint Irénée)
Invocation à Dieu (Saint Irénée)
Un cheminement vers Dieu (Saint Hilaire de Poitiers, La Trinité)
Dieu le Père (Saint Grégoire de Naziance , Discours 25 ,16)
L’absence de Dieu (Saint Augustin, Commentaires sur les Psaumes, 41,7)
Jésus-Christ, Dieu et Homme (Saint Augustin et Saint Grégoire de Naziance)
Dieu et l’homme (Narsaï d’Edesse)
L’homme, image de Dieu (Saint Grégoire de Nysse, Sur la création de l’homme)
Unicité de la foi (Saint Irénée)
L’abaissement de Dieu (Saint Augustin, Sermon 123 ,3)
L’humilité (Saint Augustin, Sermon 15,2)
« Voici l’enseignement méthodique de notre foi, la base de l’édifice et le fondement de notre salut :
Dieu le Père, incréé, inengendré, invisible, Dieu unique, créateur de tout, tel est le premier article de notre foi
Le second article, c’est le Verbe de Dieu, le Fils de Dieu, Jésus-Christ notre Seigneur
Quant au troisième article, c’est l’Esprit Saint qui a parlé par les prophètes «
Invocation à Dieu
« Je t’invoque donc, moi aussi, Seigneur Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob et d’Israël, Toi qui est le Père de notre Seigneur Jésus Christ, Dieu qui, dans l’abondance de Ta miséricorde, T’es complu en nous, en sorte que nous Te connaissions, Toi qui as fait le ciel et la terre, qui domines sur toutes choses et qui es le seul vrai Dieu au-dessus duquel il n’y a point d’autre Dieu : Toi qui, par notre Seigneur Jésus-Christ, va jusqu’à octroyer le don de l’Esprit Saint, donne à quiconque lira cet écrit de reconnaître que Tu es le seul Dieu et d’être affermi en Toi «
Un cheminement vers Dieu
De fait, bien des hommes admettent l'existence de nombreuses et vagues divinités. Quelques-uns affirment même qu'il n'y a pas de Dieu, et ils vénèrent la nature, résultat d'évolutions et de circonstances fortuites. Beaucoup, il est vrai, partagent l'opinion commune et professent l'existence d'un Dieu, mais ce Dieu, déclarent-ils, reste indifférent aux affaires humaines et n'en a nul souci. Au milieu de cette confusion, mon esprit inquiet s'efforçait de repérer la route à suivre, le chemin qui lui permettrait de connaître son Seigneur
.Je ruminais ces pensées et bien d'autres du même genre, lorsque je tombai sur les livres que la foi des Hébreux tient pour avoir été écrits par Moïse et les prophètes. Je lus le témoignage que le Dieu Créateur se rend de lui-même en ces termes : « Je suis celui qui est » (Ex 3, 14), et encore : « Voici ce que tu diras aux fils d'Israël : celui qui est m'a envoyé vers vous » (Ex 3, 14). Une définition si parfaite de Dieu me remplissait d'admiration: dans un langage parfaitement adapté à l'intelligence humaine, elle traduisait l'incompréhensible connaissance de la nature divine
.Cette parole : « Je suis celui qui est » (Ex 3, 14) me semblait suffire à exprimer l'infinité de Dieu; comprendre cette réalité si merveilleuse et inexplicable me remplissait de joie. Ainsi je pouvais adorer l'infini d'une éternité sans limites dans mon Père et mon Créateur.
(…). C'est alors qu'après s'être instruite de la loi et des prophètes, elle prit connaissance des enseignements de l'évangile et de l’apôtre
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était près de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement près de Dieu; tout a été fait par lui, et rien n'a été fait sans lui. Citation intégrale du prologue de Saint Jean (Jn 1, 1-14) « .
Ici, mon esprit dépassait les limites de ses capacités naturelles, et il apprit sur Dieu plus qu'il ne pouvait l'imaginer. Il comprit que son Créateur était Dieu, né de Dieu. Et voilà que mon âme inquiète et anxieuse trouve une espérance qui dépasse toute attente ! Elle s'est d'abord imprégnée de la connaissance de Dieu le Père. Une intuition naturelle lui avait fait pressentir l'éternité, l'infinité, la beauté de son Créateur; et maintenant, elle le sait: ces qualités sont aussi l'apanage du Fils de Dieu. Non, elle ne dilue plus sa foi parmi des dieux multiples, car elle entend: « Dieu, né de Dieu ».
(…). Aussi, Dieu le Verbe, s'est-il fait chair pour que, par le Verbe Dieu fait chair, la chair elle-même s'élevât jusqu'au Verbe de Dieu.
De plus, en vertu du ministère sacerdotal qui m'avait été confié, je prêchais aussi aux autres ces vérités, objet de ma foi personnelle ; j'élargissais ainsi ma tâche jusqu'à prendre en charge le salut de tous.
Dieu le Père
Le Père est beaucoup plus véritablement père que ceux qui sont parmi nous. Il est père de manière propre, différente des paternités physiques… Il est le Père unique, sans union conjugale. Il est Père d’un seul : Père du Fils unique. Il n’est que Père, car il n’y avait pas de fils avant lui.
L’absence de Dieu
«
Harcelé par cette question : où est ton Dieu ? sans cesse nourri de mes larmes, j’ai médité, jour et nuit, sur ces mots que j’entendais : où est ton Dieu ? Et je me suis mis moi-même à la recherche de mon Dieu, non plus seulement pour croire en lui, mais pour tâcher dans la mesure de mes forces de le contempler. Car je vois les oeuvres de mon Dieu, mais je ne vois pas mon Dieu… Que ferais-je pour le trouver ? Je regarde le ciel et la beauté des étoiles (…) Et pourtant je reste sur ma soif ; je suis tout saisi, tout ému, mais j’ai soif de leur créateur.Jésus-Christ, Dieu et Homme
« Il s’est fait homme, Lui qui créa l’homme. Il suçait le lait, Lui qui régit les astres
Lui le Pain, Il eut faim. Source, Il eut soif. Voie, il fut harassé sur le chemin. Vérité, Il fut accusé par de faux témoins. Juge des vivants et des morts, Il fut jugé par un mortel. Justice, Il fut condamné par des injustes. «(Saint Augustin)
« Il a eu faim, mais il a rassasié des milliers de gens et il est le Pain Vivant, le Pain céleste. Il a eu soif, mais il a dit : »Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Il meurt mais il fait vivre et détruit la mort par sa propre mort. Il est enseveli, mais il ressuscite) . (Saint Grégoire de Naziance)
Dieu et l’homme
« Faisons l’homme raisonnable à notre propre image, dit le Dieu caché, et qu’il unisse toutes choses dans l’alliance de son âme et de son corps. Par sa vie spirituelle, qu’il s’apparente aux anges, par la structure de son corps, qu’il se rapproche des êtres matériels ! Que cette image visible annonce ma présence cachée, qu’elle domine sur tout ce qui existe afin que soit manifestée ma royauté (…)
Je considère sa création plus honorable que tout ce que j’ai fait, car c’est de ma main et de ma bouche que je le façonne et souffle en lui. D’une main cachée, j’anime sa vile poussière, et de ma bouche vivante, je lui insuffle le souffle de vie. »
« Car la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu ! » (Saint Irénée)
L’homme, image de Dieu
«… Si vous examinez les autres caractères de la beauté divine, vous trouverez que sur ces points encore la ressemblance est exactement gardée dans l’image que nous sommes. La Divinité est Esprit et Verbe : « Au commencement «en effet, « était le Verbe » (Jn 1,1) . Et selon Paul, les Prophètes «ont l’esprit du Christ« (1Co 7,40) parlant en eux. La nature humaine, non plus, n’est pas loin de ces attributs : en vous-même, vous voyez la Raison et la Pensée, imitation de Celui qui est en vérité Esprit et Verbe.
Dieu est encore Amour et source d’amour. Jean le sublime dit que : « L’amour vient de Dieu » et «Dieu est amour « (1Jn 4,7-8). Le modeleur de notre nature a mis aussi en nous ce caractère : « En ceci, dit-il, en effet, tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres. » (Jn 13,35). Donc, si l’amour est absent, tous les traits de l’image en nous sont déformés. »
Unicité de la foi
« Car si les langues diffèrent à travers le monde, le contenu de la tradition est un et identique. Et ni les Eglises établies en Germanie n’ont d’autre foi ou d’autre tradition , ni celles qui sont chez les Ibères, ni celles qui sont chez les Celtes, ni celles de l’Orient, de l ‘Egypte, de la Libye, ni celles qui sont établies au centre du monde ; mais , de même que le soleil, cette créature de dieu, est un et identique dans le monde entier, de même cette lumière qu’est la prédication de la vérité brille et illumine tous les hommes qui veulent parvenir à la connaissance de la vérité. Et ni le plus puissant en discours parmi les chefs des Églises ne dira autre chose que cela – car personne n’est au-dessus du maître - , ni celui qui est faible en paroles n’amoindrira cette tradition ; car, la foi étant une et identique, ni celui qui peut en disserter abondamment n’a plus, ni celui qui n’en parle que peu n’a moins «
L’abaissement de Dieu
«
Jésus est Dieu et homme, le même ;Dieu qui est homme, et le même homme qui est Dieu. Son humanité toutefois n’a pas le même principe que sa divinité. Il est Dieu parce qu’il est Verbe ; il est homme parce qu’il est le Verbe fait chair. Il est demeuré Dieu tout en prenant un corps humain et en devenant ce qu’il n’était pas, il n’a rien perdu de ce qu’il était.L’humilité
«
Que le riche soit humble, qu’il se félicite plus d’être chrétien que d’être riche ; qu’il ne s’enfle pas ; qu’il ne s’élève pas, qu’il fasse attention à son frère qui est pauvre, qu’in ne dédaigne pas d’être appelé le frère du pauvre. Si riche qu’il soit , le Christ est plus riche encore et il a pourtant voulu avoir pour frères les pauvres pour lesquels il a répandu son sang «La foi et l’Église
« L’ Église est la tradition vivante des apôtres »
« Nul n’a Dieu pour père, s’il n’a l’Église pour mère « (Saint Cyprien)